DATAFARM, LE SERVEUR S’INVITE DANS NOS FERMES AGRICOLES

La plupart des datacenter traditionnels puisent leur énergie dans du fossile. C’est une pollution indirecte dont il faut avoir conscience aujourd’hui. Le Datafarm est un datacenter hyper sécurisé contre les risques d’incendies, d’inondations, de vols et d’intrusions. Il contient des données au service de l’activité humaine tout en protégeant l’environnement. Optimum Circle revient pour vous sur Datafarm, le datacenter au service du développement durable.

Un data center, ou centre de données en français, désigne un lieu physique où sont regroupés différents équipements informatiques. On peut compter des ordinateurs, des serveurs, etc. Sa fonction principale consiste à stocker, traiter, organiser des informations utiles au bon fonctionnement d’une entreprise. Les entreprises informatiques de grande envergure, comme Facebook, Amazon ou Google, peuvent quant à elles remplir un immense entrepôt.

Un centre de données basique regroupe des serveurs, des sous-systèmes de stockage, des commutateurs de réseau, des routeurs, des firewalls. Il y a bien entendu des câbles et des racks physiques permettant d’organiser et d’interconnecter tout cet équipement informatique.

Pour fonctionner correctement, un Data Center doit aussi abriter l’infrastructure adéquate : un système de distribution d’énergie, un commutateur électrique, des réserves d’énergie. Également, des générateurs dédiés au backup, un système de ventilation et de refroidissement, et une puissante connexion internet. Une telle infrastructure nécessite un espace physique suffisamment vaste et sécurisé pour contenir tout cet équipement.

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Sa consommation représente un grand nombre de kWh !

Mais, qu’elle est la consommation énergétique de ces énormes Data center de part le monde ? La part énergétique des data centers représente environ 3 % de la consommation électrique mondiale en 2021, soit 416 TWh. Ce chiffre est 40 % supérieur à la consommation d’un pays tel que le Royaume-Uni.

Une innovation pépite en développement durable le Datafarm

Une innovation pépite est celle de Datafarm, qui consiste à mobiliser l’électricité et l’eau chaude produites par les turbines d’un biométhaniseur. Il valorise les effluents d’élevage des fermes, pour proposer de l’énergie propre, circulaire et résiliente pour les Datacenters en local. Cela permet de réduire les coûts énergétiques qu’engendre le refroidissement de ceux-ci. Et crée ainsi un complément de revenus pour les agriculteurs qui accompagnent ce projet solidaire.

Prouesse technique ou simple volonté d’implanter une architecture résiliente, connectée et sécurisée à la campagne. En attendant cette start-up, créée dans la foulée et incubée à l’IMT Starter à Paris, prospecte les agriculteurs. Avec succès. Hébergés dans d’anciens conteneurs maritimes réaménagés, deux projets devraient voir le jour d’ici à début 2021, à Saint-Omer (Nord) et à Arzal (Morbihan).

L’objectif ? Attirer des acteurs de toutes tailles en quête de lieux pour installer des serveurs peu carbonés explique Datafarm. Avec de grandes ambitions : la start-up a identifié 150 sites potentiels d’installation, disposant d’au moins 120 vaches et d’un biométhaniseur, en France. Le temps dira si l’union de ces deux secteurs est solide et solidaire, d’autant plus déployable vers l’étranger.

Les acteurs du monde agricole et du paysage se mobilisent auprès des Startup connectées

John Deere acteur crucial du monde agricole et du paysage mondial, recrute des start-up technologiques pour son programme ‘’2020 start-up collaborator’’.
Ces jeunes entreprises en plein développement technologique de pointe, peuvent apporter une valeur ajoutée aux clients de cette entreprise connue et très active sur l’environnement. Elles permettent sa préservation et sa gestion différenciée via le monde agricole et du paysage. John Deere, c’est une entreprise au cœur d’innovations depuis plus de 180 ans.

Une liste de quatre start-ups sélectionnées

John Deere a communiqué une liste de 4 start-ups sélectionnées pour son programme:

Datafarm

Cette entreprise brésilienne développe des outils numériques pour recommander des pratiques agricoles respectueuses du climat afin d’optimiser le retour sur investissement d’un agriculteur.

FaunaPhotonics

Une start-up du Danemark qui développe une technologie de détection des ravageurs en temps réel pour assurer une gestion durable des cultures et améliorer les outils de lutte contre les ravageurs.

Les capteurs de cinquième génération fournissent une collecte automatisée de données sur les insectes sur le terrain, avec des téléchargements de données en temps réel dans la base de données Cloud. L’analyse des données par apprentissage automatique et intelligence artificielle identifie avec précision les insectes nuisibles et bénéfiques. Également, un accès facile aux informations sur les insectes dans les champs, via les plateformes numériques partenaires (application et interface utilisateur Web).

Toute cette technologie de pointe conduit à des traitements insecticides précis, pour réduire les pertes de récoltes et la quantité d’insecticide utilisée. D’où l’amélioration sensible de la capacité à protéger les organismes utiles et les pollinisateurs.

Fieldin

Une start-up Israélienne dont le principal investisseur est Terra venture Partners, un fond de capital israélien. Cette start-up travaille sur des outils de gestion des données pour cultures spéciales, tels les citronniers ou les vignes. On peut aussi mentionner les pommiers et amandiers, avocatiers et grenadiers. Elle aide au suivi des récoltes et à réduire les coûts. Cette entreprise est deuxième prix d’un concours organisé lors de la Conférence AgriVest, à l’Institut Weizmann.

L’arboriculture en Israël, en Italie et en Californie est devenue plus aisée grâce à une solution innovante. Cette solution prend en charge tous les aspects de la gestion des insectes nuisibles en faveur de récoltes valorisées. Cela en utilisant moins de pesticides, réduisant les déchets et les erreurs de pulvérisation, et générant des économies d’argent pour les agriculteurs qui l’utilisent à bon escient. On constate de ce fait la protection de la biodiversité et des cultures, ainsi que des sols, d’autant plus fertiles que moins détruits par trop d’épandages successifs.

EarthSense

Basée dans l’Illinois, cette start-up crée de nouvelles méthodes pour détecter et améliorer la collecte de données sur le terrain. Pour une efficacité agricole révolutionnaire !

EarthSense permet la création de cultures hautement productives, résilientes et durables, ainsi que des améliorations fondamentales de la rentabilité des exploitations. Le système de phénotypage de terrain TerraSentia fournit 100 fois plus de données caractéristiques pour 1 / 10e de l’effort, par rapport aux méthodes actuelles de collecte de données sur le terrain.

Le robot compact et facile à utiliser sous la canopée permet de mesurer les caractéristiques critiques des plantes. On peut ainsi analyser la largeur de la tige, l’indice de surface foliaire, les maladies des feuilles et des tiges, etc avec une précision et une facilité sans précédent.

Silence, ça pousse !

Le développement des produits agricoles devient chaque année plus risqué. Cette vision industrielle et les analyses basées sur l’apprentissage automatique convertissent de manière transparente des téraoctets de données de terrain. Ce sont des multicapteurs en informations quantitatives, cohérentes et objectives afin de réduire ces risques.

Si toutes ces start-ups sont retenues de manière définitive, elles seront affiliées à la société, et pourront bénéficier d’un mentorat.

Toutes ces initiatives prouvent que nos sociétés complexes prennent de plus en plus conscience que nous pouvons agir et vivre facilement en fonction de notre environnement. Il est nécessaire de le respecter totalement en apprenant à le connaître, par la collecte de données nombreuses qui demandent de gros centres de gestion et de stockage. Ceux-ci doivent eux-mêmes être gérés de façon optimale sur le plan énergétique et de consommation. Ils deviennent alors des outils durables et efficaces, fiables et indispensables.

Voilà peut-être une manière de regarder l’avenir, de façon durable et économiquement viable, pour l’Humanité dans sa diversité mondiale et culturelle, mais surtout universelle.

Trois idées à retenir

Un Datacenter peut-être à usage unique ou regroupe une grande quantité de disques durs interconnectés d’entreprises externes. Il représente la colonne vertébrale de notre monde qui se digitalise à grande vitesse. La climatisation et les systèmes de refroidissement représentent 60 % de sa consommation énergétique et du coût d’exploitation. La production de l’énergie nécessaire à l’internet est non renouvelable et pollue en émettant des gaz à effet de serre.

Un Datafarm est un tout nouveau concept de Datacenter, celui-ci prend en compte l’aspect écologique de la technologie implantée dans le milieu rural, en particulier celui de la ferme. Il utilise pour s’alimenter les rejets d’un biométhaniseur pour rentrer dans une économie circulaire, propre et génératrice d’un revenu de surcroît pour l’agriculteur qui l’intègre à son exploitation. Ce type de Datacenter décarbonisé devrait à l’avenir trouver preneur par-delà les frontières françaises.

Ces start-up repérées par les géants du monde agricole et du paysage mondial tel que John DEERE, doivent permettre de renforcer les analyses des actions humaines. D’avoir en temps réel l’étude des données prélevées sur le terrain via l’intelligence artificielle. Et concevoir des modèles spécifiques de traitements et de gestion de la fertilité et de la structure des sols. Ces données, toutes en lien dans des Datacenter, permettent la création de cultures hautement productives, résilientes et durables. On peut ainsi apporter des améliorations fondamentales sur la rentabilité des exploitations.

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